Samedi 27 septembre 2008
Jeudi matin, après avoir raccompagné la maman de Séverine à l’aéroport, nous enfourchons nos vélos. La sortie d’Istanbul se passe sans trop de problèmes. La circulation est très dense et il y a de nombreux bouchons, nous allons aussi vite que les voitures. Nous sommes partis sous le soleil mais le temps se gâte et à plusieurs reprises nous pédalons sous une pluie fine. La nouvelle carriole des enfants a l’air plus étanche que la précédente. Le soir nous dormons à Kestanelik qui est un charmant petit village. Le lendemain à nouveau nous partons sous le soleil mais au bout de quelques kilomètres la météo se gâte et nous allons vivre notre journée la plus difficile depuis le début de notre voyage. Nous sommes surpris par la première averse et n’avons pas le temps de sortir nos vêtements de pluie en cinq minutes nous sommes trempés. Nous n’avons pas bien fixé la cape de pluie des enfants et leur carriole est pleine d’eau, heureusement eux sont au sec. Nous trouvons refuge sous quelques arbres mais au bout de 10 minutes il pleut autant sous les arbres car un vent très violent commence à souffler. Au loin nous apercevons un village et décidons d’y aller. Pascal déloge un chien d’un abri et nous prenons sa place. Au bout de 5 minutes un monsieur nous invite à venir nous réchauffer dans son restaurant. Quel bonheur de boire un thé chaud et d’enfiler des habits secs. Au bout d’une heure la pluie diminue et nous décidons de reprendre la route. Pendant une demi-heure ça va aller mais après ça va être très difficile et nous sommes à deux doigts de craquer. La pluie se remet à tomber et il y a un vent d’une extrême violence. Le soir nous verrons au journal télévisé qu’il y a eu des rafales de vent allant jusqu’à 104km/h à Istanbul. Pour couronner le tout la route n’arrête pas de monter et nous allons avoir plus de 700m de dénivelé positif en quelques kilomètres. Epuisés nous nous arrêtons dans une station service pour grignoter une barre de chocolat et nous réchauffer. Nous demandons au caissier à combien de kilomètres est l’hôtel le plus proche et il nous répond 23. Il est 17h passé nous avançons à moins de 10km/h, impossible d’arriver à cet hôtel avant la nuit. A nouveau la gentillesse des Turcs va venir à notre secours. Le caissier passe quelques coups de téléphone et nous fait comprendre que nous ne devons pas nous inquiéter. Au bout de 10 minutes un monsieur arrive en voiture et nous dit de le suivre. Il nous emmène dans une ferme située à 2 kilomètres . Le propriétaire nous invite chez lui. Nous n’avons jamais autant apprécié d’être à l’abri du vent et de la pluie. Le soir nous dînons avec le propriétaire, sa femme et les employés de la ferme. Tout est fait maison et nous nous régalons. Après le repas on nous accompagne dans notre chambre où un feu de bois crépite dans le poêle. Tous nos vêtements trempés sont secs en une heure. Nous n’avons aucun mal à trouver le sommeil et espérons que demain la météo sera plus clémente !

Palais de Topkapi



Vue sur le Bosphore





La famille qui nous accueille













































































