Archive pour la catégorie ‘2) Kyrgyzstan’

Mercredi 13 août 2008

Mercredi 13 août 2008

De Sari-Bulak nous nous rendons à Balikchi au bord du lac Isyk-Köl. La route est à peu près en bon état mais elle n’est pas très large et certains Kirghizes conduisent très mal. A plusieurs reprises des voitures passent à quelques centimètres de nous ou nous foncent dessus en sens inverse alors c’est très dangereux. Nous avons également droit à notre premier bras d’honneur et notre premier caillassage ! Par contre toujours de beaux paysages et pratiquement que de la descente, on passe d’environ 2300 mètres d’altitude à 1623 mètres. Pendant trois jours nous allons pédaler autour du lac de Balikchi à Karakol. Nous croisons de nombreux cyclistes européens qui sont là pour les vacances d’été. Ce qu’ils nous racontent ne nous rassure pas beaucoup. La côte nord est beaucoup plus dangereuse que la côte sud et la route Balikchi – Bishkek est encore plus risquée. La plupart nous disent qu’ils ont pris un bus pour ce tronçon ! Ces cyclistes viennent essentiellement pour pédaler dans les montagnes, là l’état des routes est mauvais mais les gens conduisent bien et les paysages sont époustouflants. Nous dormons essentiellement chez l’habitant. Liman et Louna sont ravis car il y a toujours des enfants avec qui ils peuvent jouer. Les familles sont très accueillantes et nous passons de très bons moments. En fait le Kirghizstan est un pays magnifiques avec des gens charmants notre seul problème est d’être sur la route !

From Sarybulak we headed to Balikchi on the shore of lake Issy Kul. The road is in fairly good shape, but it is not very wide, and some Kyrgyz are reckless drivers. On a couple occasions we’ve had cars drive towards us at high speed and issed us by only a few inches; it was certainly very dangerous. It was also the first time we got the finger, and also the first actually threw stones at us. However, the landscape was still very beautiful, and the ride was easy, as we went from about 2300m altitude to 1623m. We spent three days riding around the lake from Balikchi to Karakoo. We saw a lot of European cyclists who were there for their summer vacations. What they told us did not reassure us. According to them, the northern shore is a lot more dangerous than the southern shore, and the road from Balikchi to Bishkek is even riskier. Most of them told us they took a bus for this section of their trip. These cyclists essentially come to bike in the mountains, where the roads are not as well maintained, but the people are nicer, and the landscape breathtaking. We mostly stayed over with locals. Liman and Louna were delighted because these families often had kids with whom they could play. We were whole heartedly welcomed everywhere and had a wonderful time. Kyrgyzstan is a gorgeous country with great people…. our only problem is being on the road.

Narin

Dimanche 10 août 2008

A Narin nous prenons une journée de repos pour nous familiariser avec notre nouveau pays. Ici pas d’hôtel mais des logements chez l’habitant. Le CBT, sorte d’office de tourisme, met en relations les familles qui souhaitent accueillir des étrangers et les étrangers. Cela nous permet de mieux découvrir comment vivent les Kirghizes. Le lendemain nous prenons un petit bus pour nous rendre au lac Song Köl. Situé à un peu plus de 3000 m d’altitude cet endroit est splendide. Ici les familles vivent dans des yourtes avec leurs troupeaux qui broutent en toute liberté. Pas d’électricité, pas d’eau courante, tout se fait dans la simplicité. Nous plantons notre tente juste à côté d’une yourte et prenons nos repas chez les propriétaires. Les produits sont simples mais délicieux et ont du goût. Toute notre vie nous nous souviendrons des tartines de confiture sur du pain. Liman a d’ailleurs surnommé ce dernier le « bon pain ». Nous passons deux journées dans ces montagnes à faire des promenades. Les enfants sont heureux de pouvoir courir dans tous les sens et après tous les animaux qui se promènent, Liman est devenu un expert pour attraper les sauterelles. Après nous reprenons la route avec nos vélos car cela fait maintenant huit jours que nous n’avons pas pédalé. Pour notre reprise nous ne faisons qu’une quarantaine de km autour du lac pour arriver au début de la route qui descend sur Sari-Bulak. Il faut dire que nous avançons très doucement car en réalité la route est un chemin en graviers et en terre et pédaler là-dessus avec tout notre chargement n’est pas facile. Le lendemain nous allons parcourir les 48 km jusqu’à Sari-Bulak. Les paysages sont toujours aussi beaux mais l’étape est particulièrement difficile. A plusieurs reprises nous descendrons de nos vélos pour les pousser car le chemin est en trop mauvais état et le pourcentage de la pente est parfois de plus de 10%. Nous arrivons à Sari-Bulak vers 20h où il y a un restaurant avec de la bière fraîche. Nous y mangeons et la patronne nous trouve une famille qui nous héberge pour la nuit.

We took a day off in Naryn to get familiar with our new country. There are no hotels here, only rooms provided with host families. The CBT, which is a kind of tourism board, puts families in contact with visitors. This allowed us to better understand how the Kyrgyz live. The next day we took a small bus to visit the lake Song-Kul’. This lake, which is at over 3000m altitude, is absolutely stunning. There, families live in yurts, and herds graze freely around. No electricity, no running water, everything is so simple. We setup our tent next to a yurt, and had our meals with the landowner. Produces are simple, but tasty and delicious. We will always remember these slices of bread and jam. Liman even called it “The good bread”. We spent two days hiking in the mountains. The kids were so happy to run around and chase animals. Liman became an expert at catching grasshoppers. Following this 8-day long break from biking, we resumed our trip with a short 40km stage around the lake, reaching the beginning of the road to Sarybulak. We had to tread very cautiously, because the road was covered with gravel and dirt, and it is difficult to bike on this with our equipment. The following day we covered the last 48km to Sarybulak. The landscape were still gorgeous, but it was a difficult stage. Many a times we had to step down and push our bikes because the road was in such a bad shape, and the slope was over 10%. We arrived around 8pm, at a restaurant, where we had a meal and a refreshing beer. The owner gave us the address of a family where we could stay over for the night.